DUERP Excel - Modèle Gratuit
Modèle DUERP Excel avec évaluation des risques, plan d'actions et tableau de bord pour respecter vos obligations de prévention.
Ce modèle Excel de document unique d'évaluation des risques professionnels (DUERP) sert à recenser les dangers, évaluer les risques par unité de travail et suivre les mesures de prévention. Il contient quatre onglets : Évaluation des risques, Plan d'actions, Tableau de bord et Mode d'emploi.
La grille vous fait travailler sur une cotation de 1 à 4 pour la gravité, la fréquence et la maîtrise existante. L'entreprise d'exemple compte 63 salariés et la mise à jour affichée est datée du 09/01/2026 : remplacez ces informations par celles de votre établissement.
Les principaux atouts de ce modèle Excel
- Recensez les dangers et les risques par unité de travail, sans mélanger bureau, atelier, chantier ou zone de stockage.
- Cotez chaque situation sur 4 niveaux de gravité, fréquence et maîtrise existante pour faire ressortir les priorités.
- Visualisez immédiatement les risques critiques, élevés, modérés et faibles grâce à un code couleur rouge, orange, jaune et vert.
- Passez de l'évaluation à un plan d'actions avec un responsable, une échéance et des mesures de prévention concrètes.
- Présentez un support lisible au CSE, aux salariés, au service de prévention ou à l'inspection du travail.
- Conservez une base structurée pour vos mises à jour lors d'un changement de poste, de matériel, de produit ou d'organisation.
- Utilisez le tableau de bord pour repérer rapidement les niveaux de risque qui nécessitent un arbitrage de direction.
Le guide pas à pas
- Ouvrez l'onglet Mode d'emploi et lisez la logique de cotation avant de modifier les données d'exemple.
- Dans Évaluation des risques, remplacez le nom de l'entreprise, l'effectif et la date de mise à jour affichés en haut du tableau.
- Créez une ligne par situation de travail : renseignez l'unité de travail, le danger, le risque encouru et les personnes exposées.
- Attribuez une note de 1 à 4 à la gravité, à la fréquence et à la maîtrise existante. Décrivez les mesures déjà en place dans la colonne prévue.
- Consultez la criticité, le niveau de risque et la priorité générés par la grille, puis traitez d'abord les lignes rouges et orange.
- Reportez les mesures à engager dans Plan d'actions, avec un responsable et une date cible réaliste.
- Ouvrez Tableau de bord pour contrôler la répartition des risques, puis exportez ou imprimez le document après chaque mise à jour formalisée.
Les fonctionnalités incluses
Qui doit remplir un DUERP en France et à quel moment
Le DUERP concerne tout employeur dès le premier salarié, y compris une entreprise individuelle, une SARL, une association ou une collectivité. L'évaluation porte sur les risques auxquels les salariés sont exposés dans chaque unité de travail : manutention, conduite, travail sur écran, produits chimiques, bruit, chutes, circulation ou charge mentale.
Un auto-entrepreneur sans salarié n'a pas à établir un DUERP pour lui-même au titre du Code du travail. Dès qu'il embauche son premier salarié, l'obligation apparaît. Dans une entreprise du bâtiment, le responsable de bureau peut distinguer dépôt, atelier, chantier et administratif au lieu de mettre tous les postes dans une seule ligne.
Le bon découpage des unités de travail
L'unité de travail n'est pas forcément un métier. Elle regroupe des salariés soumis à des conditions proches. Pour une société de 4 salariés, par exemple, séparez le conducteur de travaux, les deux compagnons qui utilisent des outils électroportatifs et l'assistante qui reste au bureau. Un même danger, comme le port de charges, peut avoir une fréquence et une prévention différentes selon le poste.
L'image 1 montre l'onglet Évaluation des risques : le tableau s'étend sur 14 colonnes, de N° à Responsable. Les champs Danger identifié et Risque encouru sont distincts, ce qui oblige à écrire le danger concret, par exemple une scie circulaire, puis le dommage possible, comme une coupure grave.
Les moments où le fichier doit ressortir
Utilisez-le à l'ouverture d'un atelier, lors de l'achat d'une machine, après un accident ou presque-accident, et lorsqu'une nouvelle organisation modifie l'exposition. Une entreprise de 63 salariés, comme l'exemple du classeur, ne doit pas attendre la fin de l'année pour intégrer un risque apparu en mars. La mise à jour doit suivre la réalité du travail, pas seulement le calendrier.
Le médecin du travail, le service de prévention et le CSE apportent des observations utiles. Pour une équipe qui passe de 8 à 12 salariés, formalisez aussi le fonctionnement du CSE et associez les représentants à la démarche de prévention plutôt que de simplement leur remettre un fichier terminé.
Les obligations légales à respecter avec votre DUERP
L'obligation découle des articles R4121-1 à R4121-4 du Code du travail. L'employeur transcrit les résultats de l'évaluation des risques et tient le DUERP à la disposition des salariés, anciens salariés pour les périodes les concernant, du CSE, du service de prévention et de santé au travail et de l'inspection du travail.
Depuis la réforme issue de la loi n° 2021-1018 du 2 août 2021, l'employeur d'au moins 11 salariés met à jour le document au moins une fois par an. Quel que soit l'effectif, une actualisation est nécessaire lorsqu'une décision d'aménagement modifie les conditions de sécurité ou lorsqu'une information nouvelle sur un risque est portée à la connaissance de l'employeur.
Conservation et accès aux versions
Chaque version du DUERP doit être conservée pendant 40 ans à compter de son élaboration. Le fichier Excel ne remplace donc pas une organisation d'archivage : enregistrez une copie datée, par exemple DUERP_2026-01-09.xlsx, puis protégez le dossier contre les suppressions accidentelles. Une simple sauvegarde écrasée tous les ans ne permet pas de retrouver l'évaluation d'un ancien poste.
Pour les entreprises d'au moins 50 salariés, le résultat de l'évaluation alimente le PAPRIPACT, avec les actions, les ressources, le calendrier et les indicateurs de prévention. Une entreprise de 63 salariés ne doit pas se limiter à une liste de dangers : elle doit montrer quelles actions sont prévues, qui les pilote et comment leur efficacité sera vérifiée.
La cotation n'est pas une formule réglementaire
Le droit impose l'évaluation et la transcription, mais ne fixe pas une note nationale obligatoire. Le modèle utilise trois critères notés de 1 à 4 : gravité, fréquence et maîtrise existante, puis fait ressortir une criticité et une priorité. Gardez cette méthode d'une mise à jour à l'autre : changer l'échelle en cours d'année rend les comparaisons inutiles.
L'image 2 présente l'onglet Plan d'actions, prévu pour transformer les constats en mesures suivies. L'image 3 montre le Tableau de bord et ses synthèses visuelles. L'image 4 correspond au Mode d'emploi, à consulter avant la première saisie.
Les ratés du DUERP qui laissent l'entreprise exposée
Le premier raté consiste à écrire des dangers vagues : manutention, stress ou machine. Cette rédaction ne permet ni de choisir une mesure ni de vérifier son effet. Pour un salarié qui porte 25 sacs de 30 kg par jour, écrivez la charge, la fréquence et le dommage redouté ; vous pourrez ensuite agir sur le poids unitaire, le chariot ou l'organisation des livraisons.
Une cotation gonflée ou automatique
Certains remplissent toutes les lignes avec 1 pour aller vite, d'autres mettent 4 partout pour se couvrir. Les deux méthodes détruisent la hiérarchie. Si une chute de hauteur présente une gravité de 4, une fréquence de 3 et une maîtrise de 2, elle doit ressortir avant un inconfort de bureau coté 2, 2 et 3. Le chiffre sert à décider, pas à décorer le tableau.
Autre problème vu sur le terrain : la prévention existante est confondue avec l'action à réaliser. Le casque déjà fourni n'est pas une action future ; l'installation d'une ligne de vie contrôlée avant le 30 juin en est une. Sans responsable et sans date, le DUERP reste un état des lieux qui ne réduit aucun risque.
Le document qui ne correspond pas au travail réel
Un atelier peut avoir changé de solvant, une équipe peut travailler de nuit ou un intérimaire peut utiliser une machine qu'il ne connaît pas. Si le fichier conserve l'évaluation de l'année précédente sans intégrer ces changements, l'écart entre le papier et le poste devient défavorable à l'employeur. Un accident lié à un danger absent du document sera difficile à expliquer.
Ne mélangez pas non plus accident du travail, risque et mesure de prévention. Le risque est l'exposition susceptible de provoquer un dommage ; l'accident est l'événement réalisé. Enfin, ne diffusez pas les données nominatives sans précaution : le nom des personnes exposées n'est pas nécessaire dans chaque ligne, et le RGPD impose de limiter les informations à ce qui sert réellement à la prévention.
Un fichier perdu coûte parfois plusieurs jours de reconstitution et fragilise la réponse à une demande de l'inspection du travail. Une copie datée après chaque comité de pilotage vaut mieux qu'un document unique modifié sans historique depuis 2022.
Comment faire du DUERP un réflexe de prévention
Le meilleur système n'est pas une grosse réunion annuelle : c'est un rendez-vous court accroché à une routine existante. Bloquez 30 minutes le dernier vendredi du mois avec un responsable de terrain. Examinez les changements, les presque-accidents, les équipements nouveaux et les actions arrivant à échéance.
Une routine simple dans le classeur
- Dupliquez le fichier avant une mise à jour importante et ajoutez la date dans le nom, par exemple DUERP_2026-07-14.xlsx.
- Faites relire les nouvelles lignes par le chef d'équipe qui connaît le poste, puis par les salariés exposés.
- Réservez un temps de 15 minutes à chaque action échue pour noter réalisée, reportée ou inefficace.
- Gardez les mêmes unités de travail et la même échelle de 1 à 4 afin de comparer les évolutions.
Dans Évaluation des risques, commencez par les situations réellement observées, pas par une liste copiée d'un modèle trouvé en ligne. Pour un atelier de 4 salariés, cinq lignes bien décrites sur les machines et la manutention valent mieux que 40 risques génériques impossibles à suivre.
Le contrôle mensuel qui évite l'oubli
À chaque réunion, ouvrez le Tableau de bord et cherchez les niveaux critique ou élevé encore présents. Une action de 2 500 € pour sécuriser une presse doit être comparée au risque résiduel après installation, puis contrôlée sur le terrain après 30 jours. Le responsable indiqué dans Plan d'actions doit pouvoir expliquer l'avancement sans rechercher l'information dans un autre fichier.
Le tableur atteint ses limites lorsque plusieurs établissements, plusieurs centaines de lignes, des droits d'accès ou un historique réglementaire détaillé deviennent nécessaires. À partir de 5 à 10 utilisateurs qui modifient le document, passez à une solution centralisée avec journalisation ; Excel reste très efficace pour une petite structure qui garde un pilote unique et des sauvegardes datées.
Questions fréquentes sur ce modèle
Oui. L'employeur doit transcrire l'évaluation des risques dès l'embauche du premier salarié, conformément à l'article R4121-1 du Code du travail. Un auto-entrepreneur sans salarié n'a pas cette obligation pour sa seule activité, mais elle s'applique dès le premier recrutement.
À partir de 11 salariés, la mise à jour est au moins annuelle. Dans tous les effectifs, elle est aussi nécessaire lorsqu'un aménagement modifie les conditions de travail ou lorsqu'une information nouvelle sur un risque apparaît. Après un accident, un changement de machine ou une réorganisation, n'attendez pas la prochaine échéance.
Les versions successives doivent être conservées pendant 40 ans à compter de leur élaboration, selon l'article R4121-4 du Code du travail. Enregistrez une copie datée à chaque version validée et évitez d'écraser le fichier précédent.
Le modèle prévoit une note de 1 à 4 pour la gravité, la fréquence et la maîtrise existante. La criticité, le niveau de risque et la priorité servent à classer les situations ; les couleurs rouge, orange, jaune et verte rendent les niveaux visibles dans le tableau.
Le CSE dispose d'un accès au DUERP et contribue aux questions de santé, de sécurité et de conditions de travail. Pour une entreprise de 63 salariés, associez-le à l'analyse, aux actions et à leur suivi. Le service de prévention et de santé au travail peut également apporter son concours.
Pour une petite entreprise avec un pilote unique, quatre onglets, des sauvegardes datées et une mise à jour mensuelle peuvent suffire. Un logiciel devient préférable lorsque plusieurs établissements ou utilisateurs doivent intervenir, avec historique, droits d'accès, notifications et traçabilité des validations.